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Ethel MUNIZ

Poésièmes

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December 21

POESIEME 25

Poésième XXV

...En cinq

Minutes

On peut faire

Des châteaux

Des garnisons

Des regrets

Des traits plus accentués

D’un instant à l’autre

Mais

En cinq minutes

On ne peut être

Ludique

Ingénieux

Ou même artiste

D’un dimanche

Pluvieux...

POESIEME 26

Poésième XXVI

...Fil de sang

Coule

De ma bouche

Grâce au baiser

Dans ton cou de

Diamants...

December 12

POESIEME 32

 Poésième XXXII

...Trainée de lumière

Lumière

Enigmatique

Sur laquelle

La plus glaciale

Fluctue

Dans la toile

Du peintre

Peintre

Terre

Planète

Elle-même

Ton

Visage

Visage-femme

Epoque de ces temps

Mon

Equateur solaire

Chaude coloration

Sans nuage

Perdue dans un lieu

Tachée

Au bord

Des paysages

Formée

D’immenses

Aurores boréales

D’un beau tableau

Solidifié

Et

Après midi

Les éclipses

Reprennent

Leurs orbites

Et

la lumière dort

Sur toi

Comme des amants

Amoureux...

POESIEME 27

 Poésième XXVII

...Que cette femme

Est belle

Or c’est l’artiste

Qui a fait

Et non

L’ignorance

L’apathie

La vulgarité

Son beau

Visage

C’est la beauté

Du Versailles de Louis XIV...

POESIEME 28

Poésième XXVIII

...Des jardins

D’un nouvel

Espace

De son propre corps

Sans regarder en arrière

Pour contempler

L’art

Offerts aux sens

Point ligne

Les invisibles

Vers son trait

Vers Toi

Femme de l’infini...

POESIEME 30

Poésième XXX

...Femme Achille

Femme

Poésie

Ton visage

Poétique

Consacrées

à cette même

Poésie

Femme îlot

îlot de Terre

De verre

De transparences

De figures

De motifs

De parcours

De

L’horizon

Vertical

Poésie

Femme de l’art

De toile

De temps

Physique et

Conceptuelle

Je

Vous peins

Mon Tendon

D’Achille

Elle

Fil

De Chemin-Ruelle...

POESIEME 31

 Poésième XXXI

...Sur une chaise

Plusieurs nuits

Des mille nuits

Des plaisirs mille

D’une nuit

De mille personnes

Des personnes

Qui jouissent

Des mille nuits

Sur une chaise

De l’immense

Asile silencieux

Des amours

Des portes ouvertes

 Chaise

En homme

Habile

D’une femme

Profonde

Des subtilités

Des nuits

Des hérésies

D’une rougeur

Pudique

 Un calice

Une aube en vermeil

Artistes païens

Des misères

D’étranges scrupules

Des saints en extase

Qui dominent

La sagesse

La naissance

De toute la nuit

Et qui après

S’éclipsent

Devant

Les temps antiques

Chaise

Candide

Simple

Branche

De bois

De rochers

D’un geste

Unique

D’assemblage...

 Eloge d’une chaise... 

POESIEME 33

Poésième XXXIII

...Elle

Est assise

Sur un paysage

Douce et bleu

D’une montagne

De pélerins

Des sentiers

D’une tour

De l’ancien château

Des mille-et-une

Tours

Elle

Est assise

Sur le bord

Des plaines riantes

Des jardins ardoisés

De l’existence assurée

Des livres

Des mots

Accrochés

A un mouchoir

Qui ramasse

Avec politesse

Les larmes

Les parfums

Des maîtresses

Elle

Est assise

Au bord

De la lettre

D’une histoire

Tranchante

De l’âme

Méconnue

Restante

D’une histoire

Touchante

D’une femme

Qui sent

La chambre

L’endroit

Le plus-ou moins

Connu

Elle

Est assise

Sur le trapèze

Dans un geste

Des planètes

En fête

Des désirs

En l’or et soie

D’un regard

Des heures

Qui se promènent

A mini-nuit

Du soir

De solitudes

Solitaires

Des fêtes

Perpétuelles

En souliers blancs

Détail du reste

Elle

Est assise

Dans son art

Trapèze fin

Des chemins

Des calins

Et aussi

Des festins

Dans un ciel

De seigle

Ou d’avoine

D’un champ

Des choses

Deviendront

Des sentiments

Telluriques

D’un trapèze

Des femmes

Magiques...

November 26

POESIEME 29

Poésième XXIX

… Et comme ta respiration chaude

de printemps

et comme cette

nostalgie d’intime

été… Le silence

de tes mains, un toucher

brûlant

de ta bouche… goutte

de ton ventre, fécondé

et rassasié

Ma soif… Mon amour !!!

Comme

si j’étais

un

enchanteur et

toi, une illusion

du magicien… Mon amour !!!

Je

raconterai

des histoires douces

et immorales en ton

intimité…

Et je

serai

ton

secret humide,

inviolable

jusqu’à l’aube… Mon amour…

Les nuages transpirent

dans ta peau…

et moi ; goutte ton sel

à fleur

de ton ventre… timide.

Le silence du regard

mouillé de ton corps…

Les nuages

les orients, les passions…

Tu me manques

infiniment ;

figure

de mon trait… vie

et trait… Mon amour !!!

Le ciel… nu

le ciel intime… pur

de Toi

de Moi… et nous sommes

un Ventre un… ?

Saudade !!!

Comme

mille baisers

d’une nuit inventée

avec

la pleine

lune

de ton miel… lèvres…

Je t’aime

ah comme je t’aime…

et aussi…

et aussi…

et aussi… dimanche.

Muniz MMVI

Poésième extrait du Livre d'Art NOITARUGIF

 
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